![]() | Pour un tissu social vivant la réduction des distances |
Nous vivons une EXPLOSION, une IRRUPTION, une NAISSANCE, la naissance d'une humanité très différente de celle qui -nous a formés. Il faut nous situer par rapport à cette humanité qui va naître. C'est notre devoir le plus impérieux, le plus urgent.
Le grand espoir des années soixante tirait son dynamisme du dépassement de soi, de la reconnaissance de l'autre, de la conscience d'un projet commun, d'un vivre ensemble propre à donner un sens à la diversité des dons de tous.
Réduire entre nous les distances, c'est rompre l'alignement, refuser l'effacement des singularités au nom de règles abstraites, et, par l'effet d'une tension capable d'unir les contraires, affirmer la permanence d'un tissu social vivant.
Nous sommes ici à l'opposé de l'esprit partisan qui voit partout un droit à défendre ou un bouc émissaire à chasser.
L'Harmattan 22,90 euros.
L'auteur
Noël Cannat
Diplômé d'études supérieures d'Économie Politique et de Droit Public, licencié ès lettres, Noël CANNAT a enseigné dans diverses universités étrangères (Écosse, Suède, Australie), avant d'entrer; en 1957, au cabinet du directeur général d'Air France. Il a quitté Air France en 1961 pour se tourner vers l'enquête sociologique et l'animation de groupes (SARES / OTAM / SEMA). Il a dirigé plusieurs actions d'aménagement régional en France, avant de participer pour les nations Unies à la régionalisation du plan national de Corée du Sud. Consultant international indépendant depuis 1975, il a travaillé notamment au Kosovo, en Irak, en Tunisie, en Egypte, en Haiti pour les Nations Unies, au Maroc et en Côte d'Ivoire pour la Banque Mondiale, etc. Ses recherches personnelles sur l'animation rurale et les bidonvilles l'ont conduit à cinq reprises en trente ans à faire le tour du monde.
