![]() | LA RELATION ou la dynamique des contraires |
Notre monde est malade. Sa maladie est grave. L'auteur al compare au cancer, dans la représentation que chacun s'en fait. Cette maladie atteint le monde dans son fondement, dans ce qui est le gène tout premier de son existence, de toute vie.
Si le monde est un tout dans une certaine cohérence, c'est qu'il n'est pas composé d'êtres juxtaposés, mais reliés entre eux par d'invisibles relations où chacun fait exister tous les autres.
Fait nouveau dans son histoire, l'humanité est devenue un TOUT. Hier encore, chaque continent, chaque nation, chaque culture se dirigeait selon son propre système de valeurs, son propre droit, lié le plus souvent à la religion.
Aujourd'hui, grâce aux moyens de communication, chacun peut remettre en cause l'équilibre du tout.
L'humanité a besoin d'un nouveau droit mondial, d'une "Ethique universelle". Mais sur quels principes, quelles valeurs reconnues de tous pourront-ils se construire?
L'auteur montre que ces valeurs ne sauraient résider dans des "mots uniques" (liberté, dignité, justice…). Ces valeurs seraient des relations fondamentales sous-jacentes à toutes les autres (un et multiple, moi et l'autre, être et avoir). Ces valeurs contraires sont indispensables l'une à l'autre. Elles se font exister l'une l'autre, dans une dynamique créatrice d'une remarquable efficacité. L'oubli ou le rejet de l'un des termes par l'autre, c'est le refus de l'autre. C'est le mal avec ses redoutables conséquences.
Cette conception des valeurs communes à l'humanité engage l'éthique sur une voie nouvelle, une autre manière de se conduire et de conduire le monde dont le problème est avant tout relationnel.
